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mercredi 29 août 2012

En quittant l'Australie


Je fus surpris de la nonchalance avec laquelle je quittais l’Australie. Ce pays ne m’avait jamais véritablement séduit et pourtant j’y suis resté près de vingt mois. En passant d’états en Etats accomplissant presque la grande boucle de Perth a Adelaïde devenant de plus en plus Australien avec mes bottes, mon chapeau, assimilant le vocabulaire local (G’day mate ! No worries. Too easy. Ta…), je découvre que les Australiens même s’ils ont une tendance aux préjugés, ont un sens de l’accueil incroyable avec une véritable volonté de vouloir aider son prochain. Plusieurs exemples me viennent en tête. Notamment Shane, le garagiste de Tasmanie qui nous propose de nous héberger dans sa maison de campagne suite à une panne moteur sur le van de compagnons de voyage (il nous prêtera un second van pour que nous continuions notre voyage, alors qu’il s’occupe de réparer le moteur à moindre frais). Et la quantité de mes clients dans la Road house de Salt Creek qui me proposèrent de travailler pour eux pour un meilleur salaire pour la seule raison que j’étais un simple backpackers.

Car effectivement  vivre en Australie avec un sac sur le dos nous (les backpackers), sommes souvent considérés comme des immigres acceptant des travaux pénibles (que peu d’Australien voudraient bien faire), payes à bas cout (en général 1/3 de moins que le salaire moyen minimum australien), et vu comme des voleurs. Les Français tout particulièrement sont très mal vus. Mais des histoires que j’ai pu entendre on ne peut pas blâmer les Australiens qui ne nous tiennent pas dans leur cœur. Je ne saurais dire combien, tellement il était banal d’entendre de la bouche de français qu’il était facile de voler dans les grand magasins car les Australiens (quels naïfs) ne surveille pas les sacs, ont peu de camera, et ont une naturelle confiance en la nature humaine. Alors, chaque année des groupes de Français sont rapatriés pour avoir volé dans les supermarchés.

Parmi les traits du Backpacker typique il y a également sa tendance à boire, beaucoup. Même si compare au cout de la vie Australien Nous sommes situés en bas de l’échelle sociale, le Backpacker la veille de son jour de congé achètera avec ses comparses des litres et des litres de Goone pour une poignée de dollars. Il s’agit d’un vin de bas de gamme vendu au cubi et qui fait des ravages quand un groupe de Backpacker décide de le terminer au plus vite. Il n’est donc pas rare de voir dans les villes ou dans les Auberges de jeunesse Un joyeux groupe hurlant et chantant à tue-tête, imbibe d’alcool. Souvent notre excuse sera : « C’est mon premier Day off depuis 2 mois. », « On bosse plus de 10h par jour 7 jours sur 7 », ou encore « On est en Australie ! »

Ainsi, le voyageur n’aura pas le même sentiment de liberté qu’un baroudeur d’Inde, d’Asie ou d’ailleurs. Quand ce dernier passera sa nuit à la belle Etoile ou chez l’habitant en dépensant 1 ou deux dollars pour ses repas, l’autre sera au lever du soleil dans le champ à  essayer de gagner ses 100 dollars quotidien.
Je passerais donc mes derniers moments en Australie dans la Ville de Melbourne. Je travaillerais à peine un jour sur deux pour une entreprise spécialisée dans l’installation et la désinstallation de stand pour les différentes expositions de cette ville. Je serais installé dans une Auberge de jeunesse, la plus grande de la ville en compagnie de Nombreux autres backpackers qui eux aussi travaillaient à l’occasion à l’Exhibition center. Je n’ai pas véritablement savoure mes derniers moments en Australie à attendre l’arrivée, angoissante de mon passeport. Heureusement que les copains sont cool, que le bar n’est pas loin et que j’ai eu la chance de pouvoir assister à un match de Boxe Thaï, MMA ou l’un de mes amis de l’auberge participa. Il sortira victorieux de son match. Bien évidement nous avons célèbre cet évènement  a grand coups de pintes.

Aujourd’hui je suis en Malaisie avec mon grand ami Guillaume et je savoure chaque instant que je passe à retrouver mon Asie Chérie.




lundi 23 juillet 2012

En attendant a Melbourne


Melbourne, la ville du changement, la solitude parmi les gens, le lieu de passages. Les remises en questions sur les voies spirituelles, les choix de vies, Autrui, Soi.  

Décidément ce sera bien ici que je me serais pris les claques les plus sévères :)

Me voici donc de nouveau à Melbourne. 
Cette fois se profile la fin du voyage en Australie, au bout d’un an et demi sur ce vaste pays. Des rencontres, des séparations, des hauts, des bas, des expériences intenses, de l’autre cote de la terre, une jeune civilisation qui aura considérablement changé  ma manière d’aborder le voyage en pays Occidentalisé.

Récemment je m’étais plongé comme vous le savez, dans un emploi au milieu de nulle part à servir les locaux, routiers et touristes de passage. Comme bilan je crois que j’aurais appris à vivre sur mon lieu de travail et à devenir responsable de la station entière, quand mon couple de patron s’en allait à Adelaïde. Cela donne un bon aperçu sur la façon de gérer un Magasin-Auberge-Caravan Park.

Comme vous le savez également voici un peu plus de deux ans que je suis sur les routes du monde. Très honnêtement il est bien difficile de se rendre compte combien le voyage m’aura apporté, changé.  Peut-être en sais-je mieux sur mes angoisses face aux changements, à l’inconnu. Pourtant persiste toujours cette inquiétude chaque fois qu’une nouvelle voie est empruntée.

Dans quelques semaines je suis censé prendre mon vol pour la Malaisie.  

La grande question du moment étant : Aurais-je mon passeport dans les temps ?


En effet, alors que je n’avais plus aucune pièce d’identité, ma situation financière m’avait poussé à trouver un boulot en attendant que je me refasse et que je lance les formalités administratives Françaises. J’envoie donc un mail au consul de Melbourne lui expliquant mon cas et demandant les délais pour obtenir un nouveau passeport biométrique. 
Celui-ci me répond donc que cela prend environs 4 semaines. 
Très bien, je décide donc de rentrer 6 semaines avant mon départ pour la Malaisie afin d’être serein pour le renouvellement du précieux document.
C’est donc le 16 juillet que j’arrive à Melbourne et que je cours voir le consul pour lui donner mon dossier complet.

Haaaaa le doux parfum de l’administration française… Je l’avais oublié.


Je comprends très vite de la bouche du consul lui-même que les informations qui m’ont été transmise ne sont pas tout à fait correctes... 
En effet la liste de documents à fournir pour ma demande était incomplète… 
Soit, les pièces manquantes seront transmises par mail en moins de 24 heures. 
De plus, le délai qui m’avait été indiqué par mail est faux, il ne faut pas attendre 4 semaines mais bien 6 !

A ce moment je ne peux m’empêcher de rire nerveusement face au consul.

-          6 semaines ? et je suppose que je ne remplis pas les critères pour un passeport d’urgence.
-          Effectivement, vous êtes en bonne santé, vous ne partez pas pour des raisons professionnelles et vu la date de perte (début mai) le moins qu’on puisse dire c’est que cela ne semble pas urgent.
-           Bien. Puis-je consulter votre calendrier ?  J’ai un vol le 30 aout à 1h du mat… Haaa, donc 6 semaines cela nous renvoi au 28 aout.
-          Heu… oui, mais vous savez je ne peux vous garantir que vous aurez vos papiers avant votre vol, nous pouvons inclure votre billet d’avion dans votre dossier si vous le souhaitez, cela fera peut-être accélérer les choses…
-          Ba oui on va faire ça alors.

 Donc voilà ou j’en suis, à attendre :
-          Que l’ambassade de Sydney m’appelle.
-          Qu’un rendez-vous soit pris à Sydney.
-          Que je fasse faire mes empreintes digitales
-          Que le dossier soit envoyé en France
-          Que mon passeport arrive en Australie

Donc pour rester serein je me suis trouvé d’autres petits boulots à droite à gauche pour quelques heures à Melbourne afin de reste occupe.


Bon sinon autrement j'ai la forme, le sourire et des sous donc pas d'inquietude hein.  

Bon  été  à  tous.

dimanche 20 mai 2012

sans papier au milieu de nulle part


Salutations les gens,

Alors, si mes souvenirs sont bons je vous avais laissé sur une note angoissante après la perte de mon portefeuille (passeport, carte bleue, etc…)

Aujourd’hui je suis toujours sans papier car ma situation financière exigeait que je me trouve un travail afin de pouvoir me payer mon billet d’avion pour la Malaisie /Thaïlande en septembre en compagnie de mon camarade de longue date, Guillaume (Guillou pour les intimes). Je me suis donc trouver un emploi dans le South Australia, Salt Creek. Perdu sur les bords du Coorong (parc national) la ville doit compter à peine une vingtaine d’habitants. La ville la plus proche est à 80km et ici le seul magasin c’est cette road house (Heart of the Coorong) ou je compte vivre pour les mois à venir avant mon départ pour Melbourne.



Mon patron s’appelle Adam, 37 ans (surfeur, chasseur, pécheur) il s’est lance dans cette aventure d’ouvrir ce business il y a 4 ans après avoir vadrouille à travers le monde pendant plusieurs années.
A chaque fois qu’il a besoin d’employés pour lui alléger le travail, il cherche du cote des Backpackers Européens qui sont en quête d’expériences et d’aventures.

Mon travail ici consiste à savoir tout faire, Information touristique sur la région, les lieux de chasse et de pèche, l’entretiens des chambres et de la station, la caisse, la cuisine, ouverture fermeture, etc…
Adam m’a confié m’avoir choisi pour mes compétences dans le tourisme. En effet il souhaite également développer son business pour transformer son jardin en caravan Park et améliorer la qualité de son terrain et de ses chambres.

En outre nous sommes en basse saison touristique en ce moment et parfois quand l’envie lui prend, nous fermons la boutique et partons en vadrouille soit pour aller chasser les renards qui dévorent les poules et moutons des fermes alentours, soit pour aller dépanner un routier ensable qui aurait pris une mauvaise direction.


Chaque vendredi ses amis se retrouvent ici et transforment  la station en Pub. La nuit dernière nous avons dû veiller jusqu’à 4h du matin car son meilleur ami y fêtait son anniversaire.  J’étais d’ouverture à 8h le lendemain pour 10h de travail. Compter la caisse devient difficile après une bonne dizaine de verres essayant tant bien que mal de rester plus sobre que les clients. C’est là qu’on peut se rendre compte du rythme intense qu’il faut parfois tenir pour gérer ce type d’entreprise. Quand je pense qu’il dut s’en occuper pendant un an tout seul…

Je suis donc à présent sur le cote de la route à discuter quelques instants avec les voyageurs de passage. Des Australiens pour la plus part, quelques routards français ou allemands quand ils trouvent le courage d’aligner plus de trois mots pour payer leur essence. Je m’amuse pas mal à discuter avec tous ces gens. Les locaux sont des fermiers, des pécheurs et des chasseurs qui me demandent comment est la saison en ce moment. Alors je me renseigne sur ces saisons sur les endroits où il faut aller, ce que je dois ou ne dois pas dire aux touristes pour que les meilleurs coins soient gardés secrets. Je surprends les routards francophones qui se demandent comment j’ai bien pu atterrir dans un endroit pareil, loin du soleil Australien car ici nous entrons dans l’hiver et les températures chutent de jour en jour.

Pour l’instant je compte rester planquer à Salt creek en attendant de devoir refaire mes papiers à Melbourne pour partir vers la Malaisie. Mais comme j’ai pu le constater la plus par de mes projets se sont modifiés au cours du temps.

Je vous souhaite à tous plein de bonnes choses et à bientôt pour de nouvelles aventures.



mercredi 25 avril 2012

Le Coeur battant


Bonjour a vous!
Comme vous avez pu le constater, une série d’évènements m’ont conduit à me retrouver de nouveaux seul sur les routes.  En 48h heures je quitte mes compagnons Franco-vietnamo- Australiens avec qui nous partageâmes d’Epiques moments Aventureux :
-          y a pu d’frein !
-          Yes! You work tomorrow! Broccoli! 
-          Present!
-          Combien de Cubis pour ce soir ?
-          Je sais pas, 4 de 5 litres ?
-          Ok.
-          N’empêche que quand on est en Australie, Wolf Creek c’est vraiment flippant…

De Condah je passe à Portland ou je quitte Valentina qui s’en retourne à Melbourne, viens ensuite Mount Gambier ou je dormirais dans une ancienne prison. Puis Adelaïde a la recherche intense d’un travail.

Les oranges, les citrons ? Direction Berri, Loxton, Renmark ?
On m’appel pour un travail dans les orange je commence lundi 5 jours. Ok.
Le lendemain je reçois un autre appel.
Un coin paume ou il faut aider, expérience unique dans l’Australie perdue. Salt Creek. Hébergement et bouffe offerte.
Je commence demain. Ok

Evidemment je choisi la seconde, le travail est garanti pour 3 mois.

En une semaine je passe donc du tout au tout. La claque du changement est passée je suis de nouveau dans mes bottes de nomade solitaire. Je réapprends à tuer l’ennui en m’occupant un maximum. Je parcours Adelaïde dans tous les sens, repere chaque endroit ou le wifi est gratuit. J’écris aux curieux qui me posent une foule de questions, et je réapprends à gérer le changement, apprivoiser à nouveau la solitude.

Ce mail s’interrompt ainsi car à l’ instant où j’écris ces lignes je n’ai plus que mon sac sur le dos, les vrais voyageurs disent que cela est suffisant. Que dans une période de changement on devient aveugle. La porte de secours brutale du «worst case senario : go back home» s’ouvre devant moi. 

Je viens de perdre tous mes papiers... Passeport, Carte d'identite, carte bleue...


Et quand je relis ces lignes  je vois qu’il est tout à fait pour moi possible de partir travailler a Salt Creek en attendant que ma carte bleue arrive je pourrais alors me présenter au consulat de Melbourne pour réclamer une identité. Et rentrer finir mes mois australiens dans cette opportunité professionnelle en attendant la Malaysie avec impatience, septembre…

vendredi 6 avril 2012

l’ère du changement

Au cours de mes sessions de jonglerie  dans  le cœur de Melbourne je découvre, en me faisant poliment dégager d’une pelouse, qu’il me faut un permit pour pratiquer ce genre d’activité à des fins lucratives. Je pars donc me renseigner à l’office de tourisme. On m’explique alors qu’il me faut une licence de sécurité afin de savoir ce qui peut être dangereux dans une ville, de plus je dois être détenteur de ce document depuis plus de trois mois pour postuler en tant que saltimbanque de la ville de Melbourne.
N’étant pas d’humeur à me lancer dans un méandre de paperasserie Australien, Je décide de continuer mes shows quelques heures par jour afin de m’offrir de meilleurs repas. Parfois les journées sont bonnes parfois moins. Je suis néanmoins heureux de pouvoir tester mes compétences sur un public citadin.
Cela fait bientôt un mois que je suis à Melbourne, et je commence à souffrir de l’immobilisme de ma situation. Voici plusieurs semaines que mes compagnons de route et moi-même attendons un signe de notre futur employeur quant à la date à laquelle nous sommes censés commencer les vendanges.

Enfin, nous apprenons que ce sera le lundi 2 avril. Nous nous organisons donc pour nous retrouver a Ballarat le dimanche. A peine suis-je monte dans le Van que je suis saisi par une vague d’intense joie et de liberté. Nous avons 3 heures de route pour nous enfoncer au milieu de nulle part, direction Condah. Apres 100 km je n’ai déjà plus de réseau et autour de nous s’étendent des champs à perte de vu ou paisse vaches et moutons. Sur la route nous nous racontons nous aventures  des mois de février et mars. Arrives a Condah, Aurélien me montre le seul bâtiment illumine de la ville, le pub, centre de ce microscopique village, que nous dépassons en une minute. C’est à la nuit tombée que nous frapperons à la porte des Crawford qui nous accueillerons avec dynamisme et bonne humeur. Le travail commence le lendemain à 7h.

Nous dormons dans une vieille maison en bois à 200 mètres des vignes. Plusieurs chambres sont à notre disposition, une cuisine, une douche, de l’eau chaude et de l’électricité. Nous voici alors plonge dans une nouvelle autarcie ou le premier magasin alimentaire est à plus de 50 km.
Au total nous sommes près d’une vingtaine à récolter le raisin. Je suis nommé Bucket boy dès le premier jour. Mon travail ne consistera donc non pas à couper les grappes au sécateur, mais à prendre les sceaux plein que me collègues auront remplis afin de les vider dans un plus grand container place à l’arrière d’un pick-up. Le boulot est un peu plus éprouvant mais je suis un peu mieux paye. Le point noir du travail est que nous ne faisons pas beaucoup d’heures par jour (5). Nous sommes tellement nombreux que nous atteignons nos objectifs  avant 12h.

Le weekend end de Pâques approche, et nous ne travaillerons pas pendant 4 jours.
Aurélien et Marine prendrons le 4x4 pour passer du temps dans le parc national de Grampians tandis que nous resterons ici. Le van étant à dispositions nous en profitons pour faire les courses de la semaine.
 C’est alors que s’enchainera une série d’évènement qui changera probablement de façon radicale ma seconde année australienne. C’est au moment de payer l’essence pour le van, que je reçois un appel d’Aurélien m’expliquant qu’il sont à 10km de la ville ou nous nous trouvons et que le 4x4 ne démarre plus… Un garagiste est en chemin pour les ramener en ville. Quelques minutes plus tard je les retrouve au garage ou j’apprends que le moteur de notre cher véhicule est mort, qu’il faut le changer et que le cout d’une telle opération est de 3000$...

Apres quelques jours de réflexion nous viendrons à la conclusion qu’il nous faut nous séparer après la saison des vendanges. Aurélien et Marine garderons les véhicules afin de vendre le Van à Melbourne pour couvrir les frais de réparation du 4x4 tandis que je poursuivrais mon périple seul en direction du South Australia. Dès la mi-mai la saison des agrumes commence. Une nouvelle aventure est sur le point de commencer et j’avoue être impatient de me remettre sur les routes.

A très bientôt.

mardi 20 mars 2012

Les voyages dans le voyage


Bonjour à tous.

Encore une fois je remets un peu de temps à reprendre le récit de ces voyages qui durent et qui durent.

Les 3 derniers mois  furent une véritable course. 

De retour de Tasmanie notre groupe de joyeux lurons décide de retourner à la cueillette de légumes. Cette fois à Barnstable c’est haricots et Brocos. Nous retrouvons notre squat vietnamien presque devenu notre seconde maison. Même si la logistique et malgré le management de notre cher Paula (Tho) fut parfois desagreable, nous arrivons à travailler dans de bonnes conditions. Et puis nous connaissons le fermier et le travail. Très vite je dois quitter mes compagnons de voyage pour mon retour éclair en France.

Un peu effrayé de ce retour à la maison après un si long voyage, j’appréhende mon arrivée. Comment cela sera-t-il ? qui pourrais-je voir ? Mon dieu vais-je me prendre une claque de ce retour à la maison ?
Heureusement je me suis très vite rendu compte que mes reflexes français n’étaient pas si émoussé.  En effet l’aéroport, le RER, la maison tout ceci était si familier qu’il n’y avait plus les moindres soucis à se faire. J’ai donc pu profiter un maximum du plus grand nombre de personne qui m’a été possible de revoir et j’en fus très heureux. (Miss You Guys !)

En ce qui concerne la fameuse claque du changement je l’ai eu par contre à mon retour à Melbourne en Australie. Cette nouvelle étape de mes pérégrinations semble être la confirmation de mon nouveau mode de vie nomade. J’ai donc aujourd’hui un an de plus à travailler en Australie. Jusqu’à ma prochaine destination. Il me reste encore beaucoup de choix : la nouvelle Zélande, Le Cambodge, le Canada…

Pour le moment je suis à Melbourne Installe dans un hôtel très amical ou les résident sont très agréables. Il est un peu miteux mais l’ambiance et la camaraderie me le font préférer aux autres usines à voyageurs ou chacun reste un peu trop devant son PC.
Il me reste encore une semaine avant que je ne rejoigne Marine et Aurélien pour me mettre aux vendanges en reprenant ma vie dans un véhicule.
 J’en profite donc pour m’améliorer a la jonglerie il y a quelques jours je me suis fait 20 dollars en a peine 2 heures je crois que je vais essayer cette nouvelle méthode pour ne pas trop dépenser. Un peu de plaisir et de jeux pour les petits besoins quotidiens.

Je me suis egalement atteler a creer un blog qui listera les differents mail que j'ai pu vous communiquer accompagnes de quelques pensees et de photos


Bisous

Ps : Je constate également qu'il existe certaines périodes a compléter par pays, dates, et trips. je les ajouterais pour mettre tout ceci plus a jour ;)

lundi 19 décembre 2011

Sydney - Melbourne


Bonjour à vous camarades du bout du monde.

Il est vrai que la régularité de mes mails décline, néanmoins il faut vous préciser qu'entre les périodes de mes pérégrinations rêveuses, il y a aussi celles des emplois que je me trouve en cours de route, afin de me permettre de continuer mon périple. Il m'arrive donc de tomber dans la routine bien monotone de mes jobs et je préfère vous en épargner.

Apres l'achat de notre 4x4 (Elliott) c'est avec 500 dollars en poche que nous prenons la route côtière avec pour objectif premier de trouver n'importe quel boulot correctement rémunéré, le second étant d'atteindre Melbourne. Nous empruntons la route côtière, réputée pour ces somptueux paysages de plages et de forets bordées de parcs nationaux. Nous nous arrêtons au gré de nos envies, le lonely planet guidant nos pas.
Notre véhicule tout équipé comporte de nombreuses cartes, dont une très précieuse qui répertorie tous les espace de parking, camping, caravanes parcs et autres aires de repos.



Un soir nous dormons au bord de la mer entoures de kangourous, le matin promenade dans une forêt ou sur une plage de la mer de Tasmanie. Il nous arrive aussi de traverser des paysages entièrement déserts  loin des chemins régulièrement empruntes par les touristes ou nous finissons par passer la nuit dans une caravane parc abandonne ou pour chercher la clé des douches il faut se renseigner a l’unique bar de la ville de Delegate (500 habitants), qui nous indiquera vaguement la direction à prendre pour sonner chez le propriétaire des fameuse clés…
 Il ne fait pas un temps incroyable, mais il faut dire qu’ici, fin octobre, c’est la fin du printemps.

Nous entrons comme des clandestins dans le victoria, Nous avons utilisé une route de traverse afin d’essayer d’éviter la douane d’entre les différents Etats qui nous interdit formellement de transporter certains produits, comme ces pommes planquées dans la Glacière.
Mon budget diminue doucement et je souhaite trouver un emploi avant une semaine, au-delà je devrais penser à serrer ma ceinture d’un cran supplémentaire. C’est donc à chaque ville que je me renseigne sur les différents postes à pourvoir. Le travail ne manque pas en Australie. Je fais donc la fine bouche sur les temps partiels, ou les emplois de fast Food et de serveurs. Nous approchons de Bairnsdale.
Cette ville est répertoriée dans un autre de nos guides comme une ville agricole ou regorge une quantité de poste de ramasseurs de légumes. Pour la plus part ce genre de travail est correctement paye et il est souvent possible d’être héberger par le fermier.
Atteignant le seuil des 100 dollars je consulte notre site d’emplois pour vagabonds travailleurs (gumtree.com.au) et y découvre un emploi ou nous pouvons être loges. Nous posons notre candidature et 24h plus tard John nous répond par l’affirmative en nous demandant de commencer dans 2 jours avec les paies correspondant aux différents produits que nous serons amenés à récolter. Nous acceptons.

C’est au 51 Howitt street que nous devons nous rendre afin d’y rencontrer Paula qui nous installera.
Paula est vietnamienne. C’est dans son jardin que nous installerons Elliott. Derrière sa maison, colle à la clôture de ses voisins de gauche se trouve un couloir couvert de tôles. De nombreuses valises, boites, tas de linges jonche le sol contre la maison de Paula. Un frigo rouille, débordant de bouffe (périmée ?) planquée dans des sacs plastique du supermarché d’à cote, semble être sur le point de rendre l’amé. Derrière lui, 3 plaques, noires de crasse et de graisse, reliées a une gigantesque bonbonne de gaz. Et enfin au fond de ce couloir glauque, le garage. C’est ici que s’entassent les autres travailleurs. A notre arrives ils sont 4, à notre départ ils seront 8.




A notre arrivée, nous faisons connaissance avec les travailleurs. Sam, le plus anciens y est depuis 3 mois il vient de Jordanie, max un thaïlandais, deux estoniens et un maltais. Ces 3 derniers partent dans deux jours. C’est autour de quelques bières et d’une chicha qu’ils nous parlent du boulot. Il y a des brocolis, des choux et des laitues à ramasser. Le travail ce fait au rendement, a la corbeille. En fonction des produits les prix diffèrent. Ce même soir deux amis français (Frank et Aurélien) fraichement arrives en Australie nous rejoignent.

Commence donc une période de travail intense qui durera un peu plus d’un mois.
Je suis affecté à l’équipe des choux. Départ le matin à 5h30 pour le champ ou nous apprenons le nombre de corbeille à remplir. Au début de matinée nous récoltons généralement les laitues, puis nous passons aux choux. Nous bossons un peu plus de 8h par jour en moyenne, le travail est pénible, toujours courbes et éreintés à la fin de la journée. Il me faudra plusieurs semaines pour prendre le pli et me faire entendre que je suis un bon ouvrier. Nous touchons environs 100 dollars par jour et nous payons 25 dollars par semaine l’hébergement.
Le travail fini nous nous retrouvons autour d’un bon diner et de plusieurs verres de vin local. Avec Frank et Aurélien avec qui le courant passe très bien nous décidons de continuer à voyager ensemble, vers la Tasmanie aussitôt que nous nous serons suffisamment renfloues financièrement.

Mon objectif est de quitter l’endroit quand mon compte aura atteint les 3000$.  Celui-ci sera atteint début décembre, comprenant mon billet aller-retour par le ferry qui nous mènera à la Tasmanie ainsi que le renouvellement de mon Visa d’un an en Australie.
Je suis soulage que celui-ci ait été valide. Je suis autorisé à rester sur le territoire australien jusqu’en février 2013. Je peux à nouveau imaginer mes plans de routards pour le temps qui me reste en Australie.

Le 6 décembre nous quittons Paula pour Frankston ou nous profiterons de la plage en dormant 2 nuits sur un parking. Nous partons dans l’optique d’une dépense minimum afin de profiter de l’ile jusqu’aux fêtes de fin d’année.
 Nous ne profiterons pas de Melbourne, pourtant réputée comme étant l’une des villes les plus agréables au monde, trop presses pour partir vers de nouvelles aventures. Il faut dire que l’immobilisme de l’emploi commençait déjà à me peser.
 C’est donc à bord du «Spirit of Tasmania» que nous célèbrerons d’une bouteille de vin local notre départ.

Bonne fêtes à tous

vendredi 14 octobre 2011

Du Western Australia a Sydney Via la NZ



Bonjour tout le monde
  
Mes Parents sont venus me rejoindre la dernière semaine du mois de Juillet, pour l’anniversaire de Mon père. Nous avons passé quelque jours ensemble avant que je ne doive reprendre mon travail au Caravan Park et qu’ils ne décident de partir voyager un peu en Australie de leur cote.

Clément est reste travailler avec moi. 
Au bout de trois jours celui-ci a mis en lumière les conditions de travail auxquelles je me pliais chaque jour. 
(12h de travail en moyenne, entre 30 min et ¾ d’heure de pause déjeuner, 35-40 C de temperature).
C’est donc sur un coup de tête, et aussi après m’être un peu fait ennuyer par un de mes collègues que je décide de démissionner. 




Le lendemain je suis sac sur le dos sur la route avec Clément à faire du stop pour rejoindre Yohan reste à Kununurra. 
Un couple d’allemand nous prendra dans sa voiture pour nous amener directement en Ville après quelques heures d’attente sur le bas cote. A ce moment-là nous n’avons qu’une vague idée de l’endroit où se trouvent nos parents, notre objectif est de les rejoindre pour leur faire la surprise de ma présence, pour le reste de leur séjour en Australie.

Nous resterons deux nuits à Kununurra afin de passer un peu de temps avec Yohan, mon premier compagnon de voyage en Australie, puis nous partirons en directions de Katherine. Il n’aura finalement pas été très difficile de retrouver nos parents qui etaient en vadrouille dans le parc national de kakadu. Clément doit prendre son vol retour au départ de Cairns plusieurs semaines après le départ de papa et maman. Nous prenons donc un bus en direction de cette ville afin que j’y passe des vacances bien méritées et que mon frère se trouve un petit boulot au black pour se faire quelques sous avant son retour en France.

A Cairns nous prenons la même auberge de jeunesse que mes parents, ils arriveront quelques jours après nous et nous y passerons une semaine ensemble. Aussitôt arrives à l’auberge je remarque un panneau qui indique que l’établissement recherche  une personne (homme de préférence) pour aider à faire le ménage. Je me propose aussitôt et obtiens le poste. 2h de travail en échange de l’hébergement. Je ferais ce job aussi longtemps que doit durer mon séjour sur place. Au bout d’une semaine de recherches Clément trouvera un poste dans un restaurant pour quelques heures pour appâter le client. Le séjour à cairns est très agréable. Nous devenons très vite amis aves des voyageurs de toute sorte (Marie, Coralie, Ashley Français ; Aeden Néozélandais et un hollandais dont j’ai déjà oublié le prénom) Nous préparons notre bouffe ensemble et passons des soirées à jouer aux cartes et a boires quelques verre. Une douce et excellente expérience.

Avec Clément, nous prenons toute de même le temps de faire un tour A cape Tribulation ou nous profitons de la jungle, et de la plage et sa faune, puis notre première séance de plongée sur la grande barrière de Corail. Celle-ci nous laissera une expérience unique (parlez en a Clem, il fera des envieux)



Enfin arrive le 10 septembre, date de mon départ pour la nouvelle Zélande. J’y retrouverais Marine (amie de l’école de tourisme) ou nous aurons bien du mal à supporter l’équipe de France de Rugby.
Nous passerons un peu plus d’une quinzaine de Jour en Nouvelle Zélande. A mon arrivée a Wellington Je retrouve Remi (un ami de Cachan) accoude a une table, une pinte a la main dans son bar quotidien.
 Nous ne passerons que peu de temps ensemble mais il est toujours agréable de retrouver des amis au bout du monde. 

Le lendemain nous partirons  pour Auckland, en bus, Pour y retrouver des amies de Marine qui nous font découvrir la ville et les pubs en nous hébergeant. Notre excursion la bas ne sera que de courte durée car Marine nous aura degoter un séjour chez un couple Gay Américain qui vit en nouvelle Zélande depuis bientôt 8 ans. Nous sommes loges nourris blanchi en echange de 4h de travail le matin. Objectif nettoyer la maison et le jardin (immense et magnifique) CJ et Jared, sont  vraiment très sympathiques. Chaque jour ils font leur maximum pour que notre séjour chez eux soit des plus agréables et le courant passe bien. Nous nous occuperons un petit agneau sauve après le décès de sa mère, nous nous promènerons au bord de la rivière qui borde leur propriété, nous regarderons de films ensemble, participerons a l’après-midi « fabriquons des saucisses » avec leurs amis en buvant du bon vin accompagne de rillettes faites maison ! Un vrai régal et une pointe de nostalgie envers la famille sarthoise (bisous)

Nous les quitterons pour nous rendre à nouveau à Wellington pour assister au Match Argentine –Ecosse, moi en grand supporter de l’Ecosse qui perdra d’un point seulement (!)

Jared et Cj nous arrangerons notre week end chez leurs voisins retraites qui eux aussi avaient besoin d’un petit coup de main dans leur Jardin. Nous aurons vu la nouvelle Zelande d’un autre œil, principalement dans le Waiparara une région viticole renommée dans laquelle a été élus le meilleur Pinot noir de l’année passée.




Nous repartirons le Cœur lourd d’abandonner Jack (notre agneau)  pour de nouvelle Aventures en Australie au Départ de Sydney.


Bisous à vous

jeudi 28 juillet 2011

Ça bosse Ça bosse


Bonjour a tous.

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas écrit, et je m’en excuse. Il faut dire qu’au moment de mon départ du Caravan Park, Colin le gérant, me prie de considérer son offre de revenir ici à installer et organiser le Caravan Park pour un salaire plus élevé.
C’est donc après une semaine de break a Kununurra ou je retrouve Marine, que je décide de Retourner travailler au Bungle Bungle. Le site est classé au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1983. Nous organisons des tours en bus à la journée. Pour nos client âgés ou ceux qui ne possèdent pas de 4x4 pour traverser les 50 km qui nous séparent du site. Nous avons aussi des survols en hélicoptère  de 30 à 40 minutes ainsi qu’un « station tour ». Ce dernier consiste à monter dans un 4x4 conduit par Colin à travers l’exploitation fermière. C’est une traversée sportive ou l’on sort des pistes pour s’enfoncer dans le bush sauvage.


Cet emploi est intéressant pour le Cv (plus varié et plus intéressant que le Fruit picking). Démarrer un projet  touristique à partir de rien est un véritable Challenge, mais au moins je n’ai pas à me plaindre car même si je travaille 7/7 j mon salaire net est deux fois plus élevé que ce que je gagnais en France… D’autant que la ville la plus proche est située a 60km de mon lieux de vie et de travail je ne dépense pas le moindre sous pour la bouffe et le logement. Le seul Hic est que ce travail n’est pas reconnu dans la liste des emplois qui pourrait me permettre d’obtenir mon second visa de travail en Australie.

C’est donc la veille de mon anniversaire que je me confie à la femme de mon patron. Je lui explique que  ce projet de Caravan Park m’intéresse que le bouche à oreille fonctionne bien, que nous sommes de plus en plus souvent complet et que d’autres idées de tours sont en train de se mettre en place. Je lui fais donc partager mes envies de professionnel du tourisme à participer à plus long terme à ce projet, l’année prochaine. Le lendemain Colin m’annonce que mes feuilles de paie passerons via l’exploitation fermière afin que mon temps passé ici soit comptabilisé dans les 88 jours obligatoires en travail fermier. Cette magouille me permettra donc de renouveler mon visa avant le mois de février pour continuer à profiter de l’Australie. Aussi après avoir annoncé cette bonne nouvelle, Colin me demande si je connais les salons du tourisme en France…

Ba oui c’est mon métier dont on parle la, Lui répond-je.

Parfait me répond-il. Si tu ne changes pas d’avis, tu pourras présenter notre projet à Paris l’année Prochaine…

Bon, l’expérience m’a appris qu’il faut se méfier des belles promesses d’un patron, mais pour le moment l’avenir me semble aussi radieux qu’il fait chaud en Australie.

dimanche 15 mai 2011

Le Western Australia


Bonjour a tous.

Nous sommes donc parti de Carnarvon le 23  avril dans l’espoir d’arriver a Broome le 25. 
A 120Km/h sur la route du Northern Australia le paysage jaune-ocre semi désertique défile devant nous. Nous arrivons peu de temps avant la tombe de la nuit dans la ville de Karratha. Nous achetons de quoi diner, puis partons à la recherche d’une auberge de jeunesse ou passer la nuit. Manque de bol, elles sont toutes complètes…  
Un mec nous prévient que les caravans Park sont plus cher qu'une auberge… Soit, nous dormirons dans la voiture. En route pour trouver un endroit ou se garer nous apercevons un Van de backpackers (français) qui nous expliquent qu’il est illégal de dormir dans sa voiture ou de faire du camping sauvage, même si tous les voyageurs le font (pas vu pas pris). Ils nous indiquerons plus tard l’endroit ou eux même se sont installés depuis un mois sans que qui que ce soit les ai virés.
Nous y passerons donc la nuit à boire et à jouer aux cartes avec ces compagnons d’un soir.

Nous reprenons la route tôt le lendemain matin et se sera vers la mi-journée que François arrêtera la voiture, au milieu de nulle part.  Nous avons crevé.

Changement de roue rapide, l’inspection d’autres roues nous apprend  que la seconde roue arrière est en mauvais état. Il va nous falloir nous arrêter à Port Headland pour trouver un garage. 
Le moral chute du coup un peu, car il va falloir acheter des nouveaux pneus pour continuer notre trajet. 
Arrivés en ville nous constatons que nous sommes en plein week end de pâques, tous les garages sont donc fermés. Nous décidons donc de rester dans cette triste ville industrielle, vidée de ces habitants partis sur les fantastiques plages du western Australia. Nous trouvons alors un camping pas cher installé à cote de l’aéroport… 


Avec tous les magasins fermés  nous commençons à nous ennuyer ferme à chercher des activités pour nous occuper. Même le magasin a bières au nom pourtant évocateur (last chance, dernière chance) ne vends plus d’alcool pour oublier nos tracas. Nous squattons donc la piscine toute la journée.  Fermement décidés à partir le plus tôt possible nous arrivons au garage le plus proche qui aura vendu ses dernières roue au client précèdent. (!) 
Nous faisons donc le tour des garages, nous trouvons les roues mais le manager nous explique qu’il doit  rattraper le travail du long weekend et qu’il ne pourra s’occuper de notre cas qu’à partir de 15h…

Il est alors 7h…

Nous décidons donc d’acheter les roues et nous tournons dans les zones industrielles espérant qu’une bonne âme nous laissera utiliser leur machine pour changer nos pneus. Personne ne répondra positivement à nos regards désespérés…
Finalement nous attendrons dépites dans la voiture, devant un garage, en espérant qu’il nous fera passer plus tôt. Ce sera le cas, à 12h30 nos roues sont posées, gonflées et nous reprenons la route la musique à fond dans la voiture, trop pressés de quitter cette ville qui nous aura porte la poisse.

Nous arrivons a Broome le lendemain. Nous nous installons au Last Resort (piscine, barbecue, diner offert le jeudi, compétition de billard le vendredi) On peut dire que nous ne sommes pas déçus d’arriver. Les backpackers d’ici sont nombreux. Tous ont un boulot, et il faut apparemment attendre plus d’une semaine avant d’en trouver un sur place. La saison de la cueillette des fruits commence fin mai a Kununurra. Nous essaierons donc de trouver quelque chose en moins d’une semaine afin d’arriver suffisamment tôt pour la saison ou il est apparemment très simple de trouver un emploi saisonnier. De plus je dois retrouver Marine le 24 dans cette Ville.

Une semaine passe et nous ne trouvons rien, on nous fait miroiter quelques bons plans mais tous débouchent sur un refus ou une impossibilité de dernière minute.

Pas de regret, nous prenons le bus pour arriver à Kununurra le lendemain matin. 
Nous trouvons un Backpack rempli d’asiatiques et incroyable coincidence la plupart étaient dans la même auberge que nous a Carnarvon. Nous passons notre première journée à appeler la liste des fermes et des bars- restaurants de la ville, que nous a procuré la gérante du Croc Backpacker. 
Aucune réponse positive… 
Nous trichons sur nos Cv en racontant que nous avons fait tous les boulots possibles et inimaginables afin d’être sûr de se faire embaucher, puis nous allons a l’agence d’intérim de la ville qui « aide » les voyageurs à trouver du boulot. 

Notre Cv est mis en ligne, Merci. 
On vous rappellera.

Le lendemain nous faisons un tour en ville pour demander directement aux commerçants ou aux fermiers. La réponse est unanime, la saison n’a pas encore commencée il va falloir attendre un peu.
Le soir sur le panneau des petites annonces de l’hôtel apparait ceci :

Besoin de 2 ouvriers pour travail dans le bush.
Vous devez avoir votre tente.
100 dollars par jours pendant  10 ou 15 jours.

Aussitôt nous appelons Colin, qui deviendra notre futur patron. 
Notre entretien a lieu le soir même, et nous partons le lendemain matin à 5h pétante. Deux heures plus tard nous arrivons au Caravan Park des Bungle Bungle. Nomme d’après le parc national situe à cote. L’endroit n’est pas encore ouvert et si nous avons été embauches, c’est pour tout installer. Nous montons donc les tentes africaines, nous raclons les sols du bush pendant de longues heures, nous creusons des tranchees pour les tuyaux d’eau et câbles électriques, nous déplaçons des objets de décorations d’un endroit a un autre, nous cuisinons  parfois… de 6h à 17h, 17h30. L’avantage c’est que nous ne dépensons pas un centime pour nos repas, le logement, ou notre linge.
Il y a beaucoup de travail ici et le propriétaire du terrain est un fermier. Notre patron nous a dit qu’il serait possible de faire passer notre travail ici pour un travail dans une ferme. Celui la étant nécessaire pour renouveler notre Visa pour une année supplémentaire.

Bisous a tous et a  bientôt.

samedi 16 avril 2011

Les bananes, c'est la santé


Bonjour bonjour.

Gnaraloo nous a permis de découvrir une partie cachée de l’Australie, les locaux nous ont appris qu’ils souhaitent garder l’endroit dissimulé aux yeux des touristes, pour sa tranquillité. Néanmoins nous nous sommes décidés à quitter l’endroit car le salaire ne nous convenait plus pour le nombre d’heures que nous faisions par jour (en moyenne 10h). De plus Yohan n’en pouvait plus de récupérer les pires jobs possibles, comme creuser des fosses en plein soleil à 40 degrés, ou encore à nettoyer les fosses septiques (on peut le comprendre). Il est donc parti quelques jours avant moi afin de faire du repérage dans la ville de Carnarvon. Les voyageurs de passage nous ont expliqué que l’hôtel pour backpackers nous mettait en relation avec des fermiers recherchant de la main d’œuvre bon marché.

A mon arrivée dans l’hôtel je m’inscris donc sur une liste d’attente pour avoir un boulot. Celui-ci est rempli à 80% de Français. On se croirait dans une colloc : tous dans la même galère, recherchant du boulot dans ce coin perdu d’Australie. Dès mon premier soir la patronne m’en trouve pour deux jours à 25$ de l’heure. Autour de moi les gens me dise qu’il s’agit d’un bon plan. Malheureusement mon employeur n’avait besoin de nous que pour ces deux jours où, un italien et moi avons nettoyé son jardin.

Pendant 5 jours je n’aurais rien. Yohan me dit qu’il faut se mettre dans les bonnes grâces de la patronne pour qu’elle nous trouve un emploi. La plus part des backpackers autour de moi cherchent également. En discutant avec eux je m’arrange pour grimper dans la voiture de François et de Sylvain, ils comptent faire la tournée des fermes. Des 7h du matin nous sommes partis et devant la plus part des exploitations les panneaux « No job no entry » m’inquiètent… je commence à être sur le fil du rasoir. Mes deux compagnons m’expliquent que le fermier laisse les panneaux et qu’en général il faut quand même aller voir. Au bout de 8h et après avoir visité une douzaine de fermes, on nous offre un poste. Nous commençons le lundi suivant (18$ de l’heure).
Il s’agit d’une plantation de bananes, la troisième plus grande de la région. Nous aurons autant de boulot que nous le souhaitons. Le travail se divise en plusieurs étapes :


- Pulling sukers, nous arrachons  à la main, les bananiers qui poussent comme de la mauvaise herbe dans les champs, afin de laisser de la place et de l’eau aux plus grands.
- Trashing, équipé d’une machette aiguisée comme une lame de rasoir nous coupons les feuilles mortes autour de nos bananiers. Utiliser la machette est rigolo au début, mais 8h par jour cela commence à devenir aliénant.
- Seeding, on plante du basilic dans un champ voisin. A  mon sens le plus difficile des travaux qui nous a été donné. Mettre les graines de basilic à la main dans un champ immense par 35 degrés minimum toute la journée…
- Et enfin, le picking.  Petit coussin posé sur l’épaule le régime de bananes enveloppé dans un plastique, déposé sur notre épaule, le fermier tranche le sommet du régime pour que nous le transportions jusqu’à la remorque (un régime de banane fait entre 30 et 70kg)
 Autant vous dire que le soir c’est une douche, un yaourt et au lit !
De plus je n’ai pas mentionné le fait que les plantations de bananes sont extrêmement humides et grouillantes d’animaux de toutes sortes (pas de serpent, rassurez-vous). Mais il n’est pas rare qu’une tarentule vous grimpe sur la jambe (inoffensives mais effrayantes), les mouches vous tournent autour toute la journée, et les sauterelles vous rappellent à chaque instant que sauter dans tous les sens c’est très amusant….
Mis à part le boulot il n’y a pas grand-chose à faire dans cette ville. L’animation se passe le week end à l’hôtel, ou chaque petit groupe achète en commun son pack de bières ou son cubi de mauvais vin bon marcher, pour boire chaque vendredi et samedi soir. Parfois il y a un dîner d’organisé, les participants donnent quelques dollars aux cuisiniers. L’ambiance est vraiment agréable ici.
Néanmoins nous allons profiter de la voiture de François pour partir le samedi 23 avril pour Broome. Au bout d’un mois dans cette ville l’appel du voyage nous titille à nouveau et même si nous ne roulons pas sur l’or nous tentons notre chance ailleurs.
De plus, à discuter avec les autres voyageurs on en apprend plus sur les saisons des récoltes et il semble qu’à la fin mai Kununurra  ou Darwin auront beaucoup de postes à pourvoir.
Quoi qu’il en soit je ne planifie plus aussi loin et le voyage en Australie semble se préparer beaucoup à coup de décisions spontanées et de rencontre agréables.
A bientôt