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samedi 5 janvier 2013

D'un voyage à l'autre-l'angoisse du changement.

Que l'on soit baroudeur expérimenté, aoutien, adepte du voyage organise ou auto-stoppeur, le moment du départ vers un long voyage ou une destination inconnue s'accompagne souvent d'une monté d'angoisse.

Nous réagissons tous différemment à ce phénomène : insomnies, nœuds au ventre, paquetages dépaquetages repaquetages, sensation de vide, détachement, vérifications continuelles du numéro de réservation. Le billet d'avion est-il bien à sa place ? On a ferme le gaz avant de partir ? ...
La liste peut s'allonger jusqu'au point de l'immobilisation totale à regarder l'avion partir, sans nous.

Et notre entourage qui est là pour nous soutenir "Ne t'en fais pas ce sera une expérience incroyable", nous jalouser "Mais quelle chance tu as !" et nous encourager "Tu vas trop kiffer !"

Oui, probablement, sauf qu'à ce moment là on est à deux doigts de péter un câble, vomir, s’évanouir, hurler.

Le nombre de départ vers l'inconnu déjà effectué ne réduit pas tellement la crainte qui accompagne ces premiers instants, avant de faire le grand saut. L’expérience permet surtout de pouvoir appréhender cet phase de transition. Elle nous permet de relativiser autant que possible mais aussi et surtout d'en savoir plus sur soi-même. Ainsi nous devenons capable de créer un espace pour cette peur, nous pouvons l'apprivoiser car nous avons découvert nos réactions, nos attitudes quand nous sommes dans cette situation. Enfin, avoir une telle expérience nous donne la force de pouvoir avancer vers l'inconnu. Car il en faut de la force. Un départ pour une nouvelle vie est à la fois excitant, éprouvant et effrayant.

Interrogés sur cet sujet les baroudeurs que j'ai pu rencontrer lors de mes voyages sont formels : Oui. On flippe toujours avant de franchir une frontière, mais quand on retourne dans un pays dans lequel on est déjà allé alors ce n'est plus l'inconnu, c'est presque comme à la maison.

J'ai beaucoup aimé cette remarque également : « Dans un voyage, le moment le plus difficile et le plus long, c'est quand on va à l’aéroport. »

En fait il me semble que ce sentiment est le même que celui que nous avons ressenti le jour de notre rentrée à l’école primaire, de notre premier entretient d'embauche, de tout ces événement auxquels nous avons dû faire face et ou nous n'avions aucune idée à quelle sauce nous serions mangés.

Et pour ceux qui sont encore en voyage, qui se sont habitués à la routine de l'inconnu, cette angoisse fera probablement à nouveau son apparition justement le jour ou il faudra prendre l'avion pour rentrer à la maison.






dimanche 14 octobre 2012

L'automne à Vancouver

Je quitte la Malaisie à la fin du mois de septembre pour un changement radical, le Canada.

L'avion s'approche des côtes Canadiennes au petit matin. Il manœuvre avant de procéder à l’atterrissage j’aperçois alors le relief montagneux saisissant, situe au nord de la ville.

À l’aéroport je retrouve Alessia. Voici 6 mois que nous nous attendons, chacun de son côté de la planète. Nous avons pris le pari fou de nous retrouver sur un autre continent pour saisir notre chance ensemble, loin de tous et de tout.


Un nouveau continent, après plus d'un an et demi en Asie et Australie, je ne sais plus trop à quoi m'attendre. Je m’inquiète un peu, sans doute influencé par quelques obscurs stéréotypes.
La ville de Vancouver m’indiffère. Ses voies aux angles trop droits, ses avenues qui vont d'Est en Ouest et ses streets du Nord au Sud. Oui, oui c'est pratique et rigolo, mais je crois que ce qui me plait le plus c'est de pouvoir me perdre dans une ville. Alors je cherche les quartiers et les découvre petit à petit.

- Le quartier Italien avec ses cafés et pizzerias, ses supérettes de produits importés d'il y a trente ans. Les immigrés sont arrivés et ont apporté leur culture d'alors. Celle-ci a évolué en parallèle avec le développement de la ville... une Italie stoppée dans le temps, Une Italie canadienne...

- Le quartier Indien aux aspects très colorés où nous faisons régulièrement nos courses pratique des prix défiants toute concurrence. À l’entrée des banques nous remarquons des Sikhs qui après quelques conversations nous apprennent qu'ils sont pour la plupart détenteurs de Masters ou équivalents. On ne reconnaîtra en eux que leurs compétences de gardiens.

- Granville Island, le quartier le plus européen avec son marché, ses bateleurs et ses boulangeries. Situé à l’entrée du centre-ville, entouré par la baie cet endroit ressemble à un village où pour un instant grâce aux mouettes, à l'air marin et au port de plaisance on se sent isolé.

- East town où l'air porte une forte odeur quasi constante de joints et où la densité de personnes au regard perdu probablement addict à l’héroïne est impressionnante. Je me sens très mal à l'aise dans cette partie de la ville et ne fait que de me lamenter. J'angoisse à l’idée de croiser le regard de certains. Et ce n'est pas faute d'avoir fait un effort. En effet, je participe à un atelier de création artistique pour apprendre à fabriquer des lanternes chinoises. L'un des participants lancera une phrase plutôt marquante : « Ouais, moi d'un coup d’œil je peux dire si un homme a déjà passé la nuit dans la rue. Ouais, ça se voit dans leurs yeux ça. » Cette humanité je ne l'avais pas croisée en Asie, cette misère est bien différente en orient.



 
- The shaughnessy disctric, où nous nous sommes installés. Une location chez un couple de retraités dans une chambre souterraine, rose. Les fenêtres donnent sur le sol, c'est un peu bas de plafond mais le quartier est incroyable. Chaque trottoir est agrémenté de pelouse où des arbres gigantesques couvrent les toits des vastes maisons des environs. On a presque l'impression de vivre dans une forêt.


Ceci m’amène à vous raconter le changement de climat. Je vais redécouvrir l'automne. Pendant tout mon périple les températures les plus basses de jour tournaient autour de 10 degrés et peut être un -1 de nuit. Comme je l'ai précisé plus haut mon quartier est très agréablement boisé et c'est un vrai régal de pouvoir se promener tout au long de l'automne sous ses arbres flamboyants. La nature est omniprésente et il est clair qu'ici la politique urbaine est d’intégrer la nature à la ville.

Les différents parcs et réserves naturelles ne manquent pas. Aux abords des forêts il est à la fois fascinant et effrayant de voir des mises en garde sur les ours. Des numéros sont affichés si nous venions à en croiser un et des poubelles au design particulier en abords des forêts pour empêcher d'attirer les grands nounours sur le territoire des humains.

Je me sédentarise dans cette ville et me rend compte que j'ai du mal à redécouvrir ce mode de vie, j'ai l'impression d'avoir déjà tout fait, tout vu en quelques semaines, et manque de curiosité pour aller plus à fond dans la découverte constante de mon environnement. Ce sera en partie grâce à un groupe d'amis bouddhistes que je retrouve mes repères. Après 2 ans de vie nomade où je m’étais habitué à faire de fortes rencontres sans véritable lendemain, des amis à « usage unique » avec lesquels tout pouvait se dire, tout pouvait se partager, avec lesquels pourtant on aura presque aucun mal à se séparer. En voyage la séparation devient routine.

Et puis dans mon petit nid de Vancouver Je reçois un vieil ami, Samuel. Expatrié depuis longtemps au États-Unis il viendra passer quelques jours pour parler du bon vieux temps, de nos vies d'avant de nos vies d'aujourd'hui. Une agréable retrouvaille que je ne pourrais reproduire malgré son invitation, par manque de moyen. (I'm sorry mate I hope we'll talk again soon.)

Et puis Vancouver c'est aussi une incroyable politesse et un sens du respect des autres irréprochable.
Mon éducation à la française en est toute chamboulée et admirative :

- Respect des files d'attente, toujours.
- Si l'on vous bouscule, on s'excuse, souvent.
- Dans le bus : Bonjour chauffeur, quand on monte. Merci, au revoir, bonne journée quand on descend.
- Demandez des conseils, ou des informations à qui que ce soit, on s’arrêtera pour vous aider.

Si on me demande je vous dirais que je ne connais rien du Canada, seulement Vancouver. Il y a finalement au moins autant de chose a découvrir dans un seul lieu que dans une multitude.



Je vous laisse avec la musique qui passait alors





jeudi 20 septembre 2012

Malaisie part 2 - des Malais des croyances






Nous achèverons notre dernière journée d'excursion plus proche de nos compagnons de randonnée. L'effort nous a rapproché et nous sommes heureux d'avoir pu accomplir cette expérience éprouvante. 
Notre guide Greko sourit en évoquant sa jeunesse, quand la ville de Kuala Tahan était encore peu tournée vers le tourisme et qu'il devait traverser la jungle chaque matin pendant plus d'une demie-heure pour se rendre à l’école. Nous prenons une dernière fois le bateau pour retourner à notre auberge, tous pressés de pouvoir profiter de notre douche méritée. 

Alors que nous nous approchons de Rippi Guesthouse, le gérant nous salue entouré de sa famille, présente ici pour célébrer l’arrivée du fils du Sultan de la région de Pahang. Riffi nous encourage donc à nous rendre à cette célébration en nous glissant un : « Free food for you ».

En plus de la bouffe gratuite, il s'agit d'un événement intéressant que nous ne risquons pas de voir de sitôt. Une fois lavés et changés nous nous dirigeons vers le lieu de la fête. Nous sommes un peu mal à l'aise à l’idée de venir nous servir pour un événement qui ne nous concerne pas, mais les malais nous accueillent avec de grands sourires et nous font essayer tous les plats. Nous essayons donc de gouter à un maximum de choses afin de découvrir les saveur locales. C'est la première fois que nous sommes entourés par tant de Malais. 

Tous ce sont fait beau pour l'occasion. Une jeune femme nous explique qu'il s'agit d'un grand honneur de recevoir cet homme ici et qu'elle aimerait beaucoup pouvoir l'approcher. La plupart des femmes présentes sont voilées, il faut dire que nous sommes dans un des pays où la pratique de l'Islam est la plus dominante. Je me surprend donc à admirer ces foulards placés avec élégance, tous de couleurs différentes, en harmonie avec le reste de la tenue. J'en viens même à penser que les cadors de la mode européenne pourraient bien intégrer le voile dans leurs défilés de mode si prisés. Et je m'amuse à imaginer en occident une nouvelle tendance, qui dérouterait bon nombre de ces personnes, tellement mal informées sur le sujet et pourtant si promptes à émettre un jugement de valeur. 

Nous ferons le bonheur de cette jeune femme car nous ayant aperçu, le prince et ces suivants s'approchent de nous pour nous saluer. Nous lui assurons que nous prenons beaucoup de plaisir à visiter son beau pays, que nous venons de France. Il connait le pays et s'y serait rendu récemment. Nous venons de Paris précisons nous. Ce à quoi il nous répondra de ne pas nous fâcher mais il préfère l’O.M. 
Après cette rencontre diplomatique, nous décidons de partir nous coucher car demain nous reprenons la route, direction The Cameron Highlands et ses plantations de Thés. Encore une fois nous prenons le bus pour nous rendre sur place. 

L’arrivée me rappelle le Vietnam et Sapa avec ses nombreux flancs de collines aménagées en terrasses vert-brillants. Le chauffeur nous demande devant quel hôtel nous souhaitons nous arrêter. Aucune idée, nous ne faisons aucune réservation. Les autres passagers semblent surpris, se pourrait il que tous les hôtels de la ville soient pleins ? Effectivement, les hôtels corrects le sont et nous partons à la chasse aux auberges peu chères. Il ne nous faudra que quelques minutes d'effort supplémentaire pour trouver un lieu deux fois moins cher. 
Nous sommes dans les montagnes et il fait froid. Pour la première fois du voyage nous enfilons des vestes. Mais l'endroit ne nous plaît pas, sans doute ne sommes nous plus habitués au fourmillement d'une ville moyenne et de surcroît touristique après nos jours passés sur des plages désertes et la jungle. Nous consultons tout de même le Lonely Planet pour trouver une activité intéressante. Il y a des randonnées mais nous passerons notre journée à essayer de trouver le point de départ, alors nous nous promenons dans la ville de marchés en marchés, de cafés en restaurants. Nous décidons donc d’écourter notre séjour pour nous diriger vers l'ile de Penang. 

Le terminus est à Georgetown et nous descendons à une gare routière où nous attend une flopée de taxis. Notre premier réflexe est bien sur de refuser. Nous nous éloignons donc un peu pour consulter la carte de notre Lonely Planet afin de voir la distance qui nous reste à parcourir avant d'arriver vers le centre où se trouvent les auberges bon-marchés. Nous en avons d'ailleurs repéré une qui apparemment fait des banana pancakes du tonnerre. Sur le guide la gare routière de la ville est à environ 1 km du centre. 

Nous nous consultons et sommes d'accord pour économiser un taxi et de marcher tranquillement vers la ville. Au bout de quelques minutes nous demandons à un groupe d'hommes, discutant avec un chauffeur de car touristique, la direction pour nous rendre vers le centre de Georgetown. Le chauffeur qui parle le mieux anglais nous fait monter dans son bus pour consulter la carte que nous lui tendons. Il nous demande comment nous souhaitons nous y rendre, lui expliquant nos intentions, celui-ci se met à sourire car nous sommes à plus de 20 bornes de la ville !! 


En voyant nos mines déconfites il nous propose aussitôt de nous emmener gracieusement à notre hôtel en nous faisant ses petites explications touristiques. A nos remerciement il répondra : « Welcome to Malaysia ». 
L’hôtel que nous cherchions n'existe plus. 
Heureusement il y a un hôtel tous les 10 mètres dans la rue où nous nous sommes arrêtés. 



Nous découvrons la ville avec son histoire, sa culture et sa spiritualité. L'ile fut longtemps sous une occupation britannique. Plusieurs quartiers et édifices religieux témoignent de l'important multiculturalisme. Un quartier chinois, indien, des mosquées, des églises, des temples chinois, indiens, bouddhistes. Cette grande diversité nous amène à découvrir un parcours recommandé par le centre culturel de la ville. Il s'agit d'une promenade nous emmenant dans les musées de la ville et nous invitant à entrer dans les lieux de cultes.



Le musée nous révèle la présence de différentes ethnies malaises de leurs traditions, de leurs coutumes et même de leurs jeux. Plus qu'un Musée de l'ile nous découvrons un pays qui a du intégrer dans son histoire d'autres civilisations et apprendre à vivre avec elles. Aujourd'hui nous n'avons que l’œil du touriste bien superficiel. Mais il ne semble pas y avoir d’animosité culturelle. Le Muezzin chante l'appel à la prière qui nous sert un peu de bande son à nos vacances malaises. Les églises sont plus modestes et plus récentes. Et en nous promenant dans les rues nous découvrons un temple hindou d’où sortent des hommes et des femmes en habits traditionnel. Les temples chinois parfumés d'encens et richement décorés nous ravissent les yeux.
Le plus grand temple bouddhiste de toute l’Asie du Sud-Est se trouve également sur l'ile : Kek lok Si Temple
Juché sur une colline en périphérie de Georgetown, le lieu est incroyable. Des bouddhas par dizaines, des bodhisattvas par centaines, les temples sont multiples ici, sur plusieurs niveaux, des tortues pour la chance, des jardins pour être en paix. Impressionné je salue humblement les bouddhas et nous allumerons une bougie pour notre bonheur futur. Un soir que nous nous baladons dans les rues nous apercevons un restaurant qui propose également la location de vélos. 
C'est décidé nous partirons en balade le lendemain. 


Nous découvrons bien vite que la ville n'est absolument pas adaptée pour ce type de véhicule. Les trottoirs sont souvent inexistants et très vite nous nous retrouvons sur des voies un peu trop encombrées et bien trop rapides. Nous empruntons donc des petites rues pour avancer vers un but incertain. 
Au début tout ce que nous souhaitons c'est réussir a sortir de la ville pour flâner sur des routes de campagnes. Nous ne les trouverons jamais. 
En revanche au détour d'un chemin nous traversons d’étranges cimetières laissés à l’abandon recouverts par une dense végétation. Nous avons du mal à distinguer les caractères gravés sur les stèles. Un homme nous arrête nous demandant où nous souhaitons nous rendre. Il nous indiquera la route à prendre pour nous rendre à la plage. 
Trop obstinés à vouloir vagabonder sans but, nous suivons une route qui semble s’éloigner de plus en plus de la ville. Il s'agit d'un cul de sac. 



Nous faisons une pause pour reprendre notre souffle. Non loin de l'endroit où nous nous sommes arrêtés se dégage une étrange musique, des cymbales, des tambours. 
Nous attachons nos vélos pour voir de plus près ce qui se passe à coté.

Une scène de théâtre est installée où des jeunes filles costumées en tenues traditionnelles semble répéter. En face, d’où provienne les sons de tambours un rassemblement de personnes autour d'un homme d'un certain age.

Inspiré, il note sur des bouts de papiers jaunes des choses qui semble avoir une importance capitale. Certains sont conservés sur une table d'autres sont brûlés. Au rythme des tambour l'homme effectue des mouvements qui sont pour nous bien saugrenus.






En face de lui se tient un autre groupe autour d’un autre homme, plus jeune. Il a les yeux clos et se bascule doucement d'avant en arrière. Ses lèvres remuent mais le son des tambours couvre ses murmures. Nous reconnaissons aussitôt en lui l’état de transe. 
Il ne semble tenir debout que grâce à son étrange canne. L'ambiance est extrêmement mystique avec l’épaisse fumée des nombreux bâtons d'encens disposes en avant de ce spectacle, sur un autel ornés de fleurs, et de nourriture. Les locaux venus assister à la cérémonie nous font signe d'approcher de ne pas nous inquiéter. Nous pouvons prendre des photos. On nous explique que ce rituel s’effectue chaque année dans le but d'apporter de la chance, de guider les personnes venues « consulter ». 

Le son des tambours change, le rythme aussi, plus régulier. La table où se trouve les papiers est mise de coté et le jeune homme en transe est conduit près de celle-ci. Assis sur un banc il se balance de plus en plus frénétiquement alors que se forme en face de lui deux colonnes de femmes, d'hommes et d'enfants. Au fur et à mesure que les couples se présentent à lui, toujours dans son état extatique, le voici qu'il se lève et claque le fouet qu'il avait autour du cou à coté des deux personnes installées à genoux, mains jointes en face de lui. Quand il aura claqué son fouet un nombre de fois qui lui semblera suffisant alors il tendra la main vers la table pour se saisir d'un petit papier qu'il remettra aux "patients". Cela ressemble beaucoup à un rituel Shamanique. Cet homme dans un état de conscience altéré serait à même d' apercevoir les esprits et de son fouet repousserait ceux qui avaient prévu d'ennuyer les Malais. 

Nous ne participerons pas à la cérémonie sans doute trop gênés de se joindre à un tel événement dans lequel nous n'avons pas foi. Néanmoins des brioches et autres sucreries nous seront offertes par les locaux pour nous remercier d'avoir été témoins de l’événement.

jeudi 8 mars 2012

D'Autres Themes


Coucou les gens.

Il me vient l’envie subtile de vous parler des spiritualités que j’ai pu rencontrer, et qui ont pu influencer ma soif de connaissance à leurs égards.
Inspirés par le chamanisme dans ma quête personnelle, je pars pour la Mongolie, je pars vers la terre. 
Par le besoin d’aventure, je salue bouddha dans la nature de l’aube.
La nécessité quant à elle m’invite  à œuvrer dans le feu et la solitude dialogue avec l’âme.
Au cours de ce pèlerinage je rencontre des personnages uniques, comme nous le sommes tous.
A present le Manual of the warrior of light m’inspire.
La quête de la Voie.
Celle du rêve.
Toutes me semblent accessibles.
Le chemin dure peut être depuis des temps infinis et nous sommes tous des guerriers de lumière.
La passion aurait elle fait trembler ce besoin de douter ?
Néanmoins il semblerait que les portes s’ouvrent

Hier  j’ai chanté Nam-myoho-renge-kyo.

jeudi 7 juillet 2011

Introduction au shamanisme


...

" Tu ne l’as jamais connu, mais ton grand-père était un grand chaman. 
Il était craint et respecté par notre tribu ainsi que les tribus voisines. Il ne craignait pas de siffler pour attirer les esprits à lui. De nombreux rubans Ornaient son Del. Preuves irréfutables que les Hommes qui le consultaient en étaient satisfaits.

Les Esprits l’ont emporté avec sa fille ta mère, le jour de ta naissance. Ils ont  été cléments depuis car le lait de jument n’est jamais venu à manquer, les hommes ont trouvé le gibier quand leurs ventres étaient vides, leurs chevaux ont toujours trouvé de verts pâturages pour rester forts et vigoureux.
Mais j’ai remarqué mon fils tes nuits agitées depuis quelques lunes. Tu gémis de plaisir car elle te séduit et te fait l’amour dans tes rêves. Elle t’appelle pour que tu te donnes à elle. Il est temps mon fils que tu prennes ta décision de devenir chaman ou non.
Si tu refuses je te chasserais de mon clan afin de préserver les miens du courroux de la nature. Si tu acceptes, tu ne vivras plus vraiment avec nous car tu seras craint et sans doute seras tu ivres du petit matin au crépuscule pour te donner à l’esprit de la nature. "

- J’accepte O mon père. Et sache que j’ai pleinement conscience de la malédiction qu’est la vie d’un Chaman.

"Soit. Il te faudra trouver une femme au plus tôt. Elle te servira l’airag, la vodka et le tabac selon tes besoins lors des transes, quand ton esprit partira interroger ceux de la nature. Il te faudra une femme qui sache comprendre l’ancien dialecte que tu utiliseras parfois pour communiquer. Il te faudra une Femme qui puisse interpréter tes gémissements et grondements pour les personnes qui seront venus te consulter.
Ta grand-mère te servira d’assistante pour ta première transe. Nous ferons venir le chaman de la tribu des Merkit qui voyagera à tes cotés afin que tu ne sois pas emporté par les esprits malveillants. Il t’aidera à la trouver, te fera te changer en cerf pour l’appâter puis en loup pour la dominer. Ensuite, tu découvriras tes deux esprits protecteurs qui toujours voyageront à tes cotés et qui te guiderons quand ton esprit devra vagabonder trop loin. Ce seront eux qui t’enverront les signes dans le monde des humains."

"Laisse-moi à présent te donner de l’airag pour célébrer ta sage décision."

Gamba sorti alors de sa Del une outre pleine du lait de sa jument favorite et rempli le fond d’un bol. D’un pas solennel et décidé, il sorti de la Yourte (en évitant que ses bottes ne touchent le seuil et qu’aucun de ses bras ne se tiennent à l’encadrement de la porte toujours dirigée vers le sud). Dehors, son fils à ses cote, il trempa son index dans ce breuvage sacré et, d’une pichenaude lança quelques gouttes en direction du saint ciel, Tengri le loup du Tonnerre, une seconde fois pour la sainte terre nourricière, une troisième fois pour les somptueux paysages mongols. Enfin il porta son doigt encore humide à son front et remercia silencieusement les esprits qui avaient depuis des siècles protégé son clan.

...

vendredi 6 août 2010

Perdu ?

Combien de temps vous à t il fallu
Pour maîtriser chaque recoin de votre rue ?
Pour savoir vous adapter à chaque retard de votre train ?
Train quotidien qui ne vous emmène pas si loin.

Remerciez donc l'embouteillage,
Celui là même qui vous enrage
D'ainsi pouvoir profiter du paysage.

Peut être me diriez vous en connaître déjà chaque détails,
Et si c'est également le cas pour votre travail
Alors, je ne pourrais m'empêcher
De vous faire vous demander :

Faudrait il que je m'en aille ?


 

jeudi 17 septembre 2009

Soupir


Souvent on pense à s'en aller s'isoler, car peut être déçu de la vie qui ne fut pas celle que nous aurions voulu.
Alors, je tente l'évasion.
Celle qui nous emmène l'âme, celle qui nous transporte, nous transforme.
Seul.

C'est ainsi qu'on apprend que partir se découvrir ne nous conduira peut être pas non plus là où nous aurions voulu. Cet avenir confus, peuplé de conte de fées, de pipes fumées au coin du feu, d'amour transcendant le temps et l'espace, serait il accessible malgré un besoin insatiable d'inconnu ?
Et même si j'aime je n'ai à offrir que la lâcheté de la fuite.

mercredi 25 février 2009

Morning Rays


Hope and warmth is rising
on this colourful morning,
Dreams have swept the clouds away...
an eyes-closed smile has brightened my day.

It feels like the sky is not heavy any more,
Futur might not be what it could have been,
fun joy and excitement are knocking at my door...
Not at all what was foreseen.


What a strange feeling to finally realise that darkness is always to fade away, on every shiny morning, blue sky.
It's a simple thing really, and so fragile you don't want to break it! Why would I ?

As I take a breath glimpses of bliss are winking at me again ... ssshh 

mercredi 24 décembre 2008

Rage


Perdu face au malin des Hommes, je rentre, essayant de retrouver le calme relatif d'un chez-soi, quand la colère impulsive me poussa à la rencontre de l'inconnu.
Malgré la peur, malgré les mains tendues, je rêve d'avenir chantants et ensoleillés.
Loin de la puissance des Hommes qui les change en être immondes. Les amis et mentors d'autrefois ont troqués leur masque quotidiens pour celui de leur âme noircie et désabusée. Pourtant, je crois encore qu'elle fut immaculé. 
Mais qu'en reste t'il ? 

Je ne me sens plus la force d'aller au combat.
Pourquoi y retournerais-je ?

Je sèche ...

Pourrais-je être guidé par le pardon ? Je ne sais pas, la blessure est encore brûlante. La peur de l'humiliation trop grande. Dans cet acte de force que fût mon départ, je n'ose baisser ma garde.
Pourquoi faut il que la vie soit un combat ?
Pourquoi faut il que le Hommes deviennent si mauvais ?

Je cherche, et ne trouve de réponses que dans le passé. 
Certes celui-ci fait ce que nous sommes, mais si n'affrontons pas nos craintes ensevelies, comment pourrions nous avancer, comment pourrions nous progresser ?
Cessons de ressasser ces temps obscurs .
Cela semble si simple.
Pourtant, le poids des illusions que nous avons déposé pour dissimuler nos tâches noires, peut être si lourd. Si lourd qu'avant même d'essayer nous sommes déjà découragés.

Et pourtant il ne s'agit que d'illusions.

Je ne sais si ce message sera lu. 
J'espère néanmoins qu'il sera compris. 

Ma foi en l'Homme est grande, mais quand celle-ci est traversée de part en part par l'amertume, elle réveille sa force qui n'agit que pour elle même. 

Peu importe l'inconnu, je rêve de bonheur.

mardi 23 décembre 2008

Where to ?

Suis ton chemin, suis ta voie.
Fais ce que tu veux, fais ce que tu peux, ce que tu dois.

Que d'ordres, que de conseils qui toujours et encore nous rappellent à cet emprisonnement aliénant constamment imposé.

Que doit on choisir, que doit on faire quand on ne peut emprunter toutes les voies, tous les passages, quand on ne peut fouiller chaque opportunité que la vie nous offre. 
Evidemment les pas que nous effectuons ne sont jamais ceux qui nous mèneront au bonheur...

Mais qui ose dire ceci ??

Tous ! Tous ceux qui vous ont tant souhaité d'atteindre votre lumière.

Pourquoi ??

Car jamais vous ne marcherez dans leur direction.

Chaque etre est différent, chaque être a sa route à parcourir.

Faut il donc n'écouter personne et avancer à l'aveuglette sur les sentiers inexplorés de la vie? 
Seul de surcroît ?

Mais, qui alors nous apporterait la force de continuer d'avancer, qui pour nous entendre, pour nous consoler en silence.

Les autres, légendes correctes et fausses de nos cartes de randonnées philosophiques. 
Sans elles ne ferions nous qu'errer ? 

Pourrions nous nous guider nous mêmes ?

 

vendredi 28 novembre 2008

8h30


Inexpressif, silencieux, guettant l'horizon, s'occupant l'esprit à espérer le moindre effort, avant de s'avancer, avant de s'engouffrer à travers ces portes dont le gémissement pressant inquiète parfois. Vite ! Avant la fermeture il faut se trouver un espace, un nid où le soupir d'une habitude lassante s'exprime malgré nous. Car debout, adossés ou même pressés les uns contre les autres, c'est de la solitude dont nous avons besoin. seul confort que nous puissions trouver dans ce lieu où les sons lassés soufflent eux aussi la mélancolie de ce perpétuel déplacement de masse. Où les essences se mêlent, assommant nos sens, forces et courages nous laissant ainsi seuls face aux inconnus. Eux aussi aspirent à ne posséder qu'un brin de bien-être. Résignés ils se pressent, comme cherchant à fuir la folie qui s'immiscerait en eux. Puissante libératrice, dénonciatrice de cet état de renoncement. Trop tard, il est temps de descendre. C'est notre arrêt. 

jeudi 27 novembre 2008

Il pleut


Profonde précipitation, douce mais ferme, chantante aux rythmes intenses de la vie.
Ô Nature ! comme il me plaît de t'entendre. Malgré mon toit tu es là. Tu t'exprimes. Tu nous prouves à chaque instant comme tu es forte, bienveillante et pourtant soucieuse de notre sort. Car tu sais que malgré nous tu es là, et que même après nous, car nous le méritons, tu seras éternité. Tu nous aime nature, comme tu nous aime...
Et ce soir tu ne pleures plus de joie comme ce le fut autrefois mais d'une entêtante tristesse mêlée de colère. Et moi aussi je pleure parfois, et j'enrage, honteux de ma passivité, honteux de notre passivité à tous, honteux de notre incompréhension, de notre ignorance, de notre imbécillité !
Pleure Mère, pleure Terre. Je t'entend exprimer ta rage en ce soir d'orage. Et si je peux t'entendre, d'autres le peuvent également. Ils écoutent. Je sais que certains écoutent à présent. Et quand ils prêteront attention, ensemble , tous ensemble, à tes propos, alors eux aussi sentiront ces messages d'urgences, ces soupirs, ces mouvements de colères, et ces pleurs. Ceux qui auront alors, comme moi, prêté l'oreille, comprendront qu'ils peuvent appartenir comme toi à cette éternité que tu nous montres, que tu nous confies, avec toi, nous pouvons l'atteindre. Et, c'est en harmonie que, ce soir tu nous le murmures, chantante, aux roulement de tes cieux éplorés.
Écoutez.

mercredi 26 novembre 2008

Rediger

Rédiger !
Rédiger, pour le plaisir de se plonger dans cette activité si rare... Trop rare peut être. Où notre être, notre âme toute entière est là, présente, prête à se livrer à cet exercice qui pourrait lui permettre de s'exprimer enfin. Car je l'imagine, cet instant pourrait se transformer en un épanouissement si béatificateur, que le fil de ma pensée s'arrête de lui même.
S'arrête de lui même afin de s'y plonger.
Imaginez cet instant où nos sens, notre corps notre esprit et notre âme ne se prêteraient qu'à ne faire qu'un. Afin d'atteindre ce Moi profond qui nous murmure d'exister.

Alors ? Qu'avez vous fait pendant ce court saut de ligne ? En avez vous eu le temps ?
Essayez. 
Quel qu'en soit les moyens, essayez !
Faites ce qu'il faut. Ne doutez pas. C'est là en vous. Oui.
C'est ça. Ne le lâchez pas... Doucement...

Voilà, observez le.

Vous savez bien que cette lumière qui bat en vous, c'est la vie. La vie elle même que rien ne peut retenir, que rien ne peut arrêter.
Laissez vous envahir. Laissez tout votre être s'y plonger, lentement...
Là... Tout va bien.
Bientôt vous fermerez les yeux. Laissez vous aller.