dimanche 20 mai 2012

sans papier au milieu de nulle part


Salutations les gens,

Alors, si mes souvenirs sont bons je vous avais laissé sur une note angoissante après la perte de mon portefeuille (passeport, carte bleue, etc…)

Aujourd’hui je suis toujours sans papier car ma situation financière exigeait que je me trouve un travail afin de pouvoir me payer mon billet d’avion pour la Malaisie /Thaïlande en septembre en compagnie de mon camarade de longue date, Guillaume (Guillou pour les intimes). Je me suis donc trouver un emploi dans le South Australia, Salt Creek. Perdu sur les bords du Coorong (parc national) la ville doit compter à peine une vingtaine d’habitants. La ville la plus proche est à 80km et ici le seul magasin c’est cette road house (Heart of the Coorong) ou je compte vivre pour les mois à venir avant mon départ pour Melbourne.



Mon patron s’appelle Adam, 37 ans (surfeur, chasseur, pécheur) il s’est lance dans cette aventure d’ouvrir ce business il y a 4 ans après avoir vadrouille à travers le monde pendant plusieurs années.
A chaque fois qu’il a besoin d’employés pour lui alléger le travail, il cherche du cote des Backpackers Européens qui sont en quête d’expériences et d’aventures.

Mon travail ici consiste à savoir tout faire, Information touristique sur la région, les lieux de chasse et de pèche, l’entretiens des chambres et de la station, la caisse, la cuisine, ouverture fermeture, etc…
Adam m’a confié m’avoir choisi pour mes compétences dans le tourisme. En effet il souhaite également développer son business pour transformer son jardin en caravan Park et améliorer la qualité de son terrain et de ses chambres.

En outre nous sommes en basse saison touristique en ce moment et parfois quand l’envie lui prend, nous fermons la boutique et partons en vadrouille soit pour aller chasser les renards qui dévorent les poules et moutons des fermes alentours, soit pour aller dépanner un routier ensable qui aurait pris une mauvaise direction.


Chaque vendredi ses amis se retrouvent ici et transforment  la station en Pub. La nuit dernière nous avons dû veiller jusqu’à 4h du matin car son meilleur ami y fêtait son anniversaire.  J’étais d’ouverture à 8h le lendemain pour 10h de travail. Compter la caisse devient difficile après une bonne dizaine de verres essayant tant bien que mal de rester plus sobre que les clients. C’est là qu’on peut se rendre compte du rythme intense qu’il faut parfois tenir pour gérer ce type d’entreprise. Quand je pense qu’il dut s’en occuper pendant un an tout seul…

Je suis donc à présent sur le cote de la route à discuter quelques instants avec les voyageurs de passage. Des Australiens pour la plus part, quelques routards français ou allemands quand ils trouvent le courage d’aligner plus de trois mots pour payer leur essence. Je m’amuse pas mal à discuter avec tous ces gens. Les locaux sont des fermiers, des pécheurs et des chasseurs qui me demandent comment est la saison en ce moment. Alors je me renseigne sur ces saisons sur les endroits où il faut aller, ce que je dois ou ne dois pas dire aux touristes pour que les meilleurs coins soient gardés secrets. Je surprends les routards francophones qui se demandent comment j’ai bien pu atterrir dans un endroit pareil, loin du soleil Australien car ici nous entrons dans l’hiver et les températures chutent de jour en jour.

Pour l’instant je compte rester planquer à Salt creek en attendant de devoir refaire mes papiers à Melbourne pour partir vers la Malaisie. Mais comme j’ai pu le constater la plus par de mes projets se sont modifiés au cours du temps.

Je vous souhaite à tous plein de bonnes choses et à bientôt pour de nouvelles aventures.



mercredi 25 avril 2012

Le Coeur battant


Bonjour a vous!
Comme vous avez pu le constater, une série d’évènements m’ont conduit à me retrouver de nouveaux seul sur les routes.  En 48h heures je quitte mes compagnons Franco-vietnamo- Australiens avec qui nous partageâmes d’Epiques moments Aventureux :
-          y a pu d’frein !
-          Yes! You work tomorrow! Broccoli! 
-          Present!
-          Combien de Cubis pour ce soir ?
-          Je sais pas, 4 de 5 litres ?
-          Ok.
-          N’empêche que quand on est en Australie, Wolf Creek c’est vraiment flippant…

De Condah je passe à Portland ou je quitte Valentina qui s’en retourne à Melbourne, viens ensuite Mount Gambier ou je dormirais dans une ancienne prison. Puis Adelaïde a la recherche intense d’un travail.

Les oranges, les citrons ? Direction Berri, Loxton, Renmark ?
On m’appel pour un travail dans les orange je commence lundi 5 jours. Ok.
Le lendemain je reçois un autre appel.
Un coin paume ou il faut aider, expérience unique dans l’Australie perdue. Salt Creek. Hébergement et bouffe offerte.
Je commence demain. Ok

Evidemment je choisi la seconde, le travail est garanti pour 3 mois.

En une semaine je passe donc du tout au tout. La claque du changement est passée je suis de nouveau dans mes bottes de nomade solitaire. Je réapprends à tuer l’ennui en m’occupant un maximum. Je parcours Adelaïde dans tous les sens, repere chaque endroit ou le wifi est gratuit. J’écris aux curieux qui me posent une foule de questions, et je réapprends à gérer le changement, apprivoiser à nouveau la solitude.

Ce mail s’interrompt ainsi car à l’ instant où j’écris ces lignes je n’ai plus que mon sac sur le dos, les vrais voyageurs disent que cela est suffisant. Que dans une période de changement on devient aveugle. La porte de secours brutale du «worst case senario : go back home» s’ouvre devant moi. 

Je viens de perdre tous mes papiers... Passeport, Carte d'identite, carte bleue...


Et quand je relis ces lignes  je vois qu’il est tout à fait pour moi possible de partir travailler a Salt Creek en attendant que ma carte bleue arrive je pourrais alors me présenter au consulat de Melbourne pour réclamer une identité. Et rentrer finir mes mois australiens dans cette opportunité professionnelle en attendant la Malaysie avec impatience, septembre…